Tracer l’émerveillement: le parcours créatif d’un entomologiste

Écrivain et entomologiste à l’Insectarium de Montréal, Charles-Étienne Ferland a toujours été « profondément intrigué par le vivant ». Enfant, il apportait les créatures qu’il découvrait dans sa cour arrière à son voisin, entomologiste à Agriculture Canada, une curiosité qui ne l’a jamais quitté.

La première langue créative de Charles-Étienne a été le dessin, puis l’écriture. En 2013, il entreprend un projet qui traverse plusieurs formes avant de devenir son premier roman, Dévorer. Ce livre, tout comme Métamorphoses, est ancré dans la science, ce qui l’a amené à donner des conférences dans des écoles, des cégeps et même en milieu carcéral, où le public cherche à comprendre où s’arrête la science et où commence la fiction.

À mesure que ces rencontres se multipliaient, Charles-Étienne a cherché de meilleures façons de structurer son propos et a découvert des outils entrepreneuriaux, ce qui l’a conduit au Programme québécois d’entrepreneuriat scientifique (QcES). Il voulait les bons mots pour mettre ce qu’il avait en tête sur une seule page et a trouvé que le Business Model Canvas présenté dans le cadre du QcES était l’outil le plus utile pour cartographier son projet et affiner son discours.

Comme le dit Charles-Étienne, son travail se situe à l’intersection de l’art et de la science. Il défend une vision large de l’entrepreneuriat scientifique, soulignant que le programme QcES peut convenir aussi bien aux sciences sociales et aux arts qu’aux sciences naturelles, car ce qu’il transforme avant tout, c’est la façon de penser un projet et d’en raconter l’histoire.

Aujourd’hui, Charles-Étienne continue d’écrire, de traduire la science pour le grand public et de bâtir. Son parcours montre comment une passion pour le monde vivant peut devenir une proposition claire, partageable et porteuse d’impact, lorsqu’on apprend à la structurer et à la présenter avec confiance.

Previous
Previous

Marine Queffeulou : la curiosité d'une chercheuse, l'élan d'une bâtisseuse

Next
Next

Du banc de laboratoire à l'économie bleue : le parcours de Brandon Jaunky